"Antigone,
c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle."
Bienvenue dans mon petit monde, un monde de littérature, de poésie, d'art, de cinéma et d'enfance ...

Avec mes petits élèves de moyenne section (4 ans), nous avons réalisé cette production collective en nous inspirant du tableau de Kandinsky : Étude De Couleurs, Carrés Avec Des
Cercles Concentriques.
Cela leur a fait penser à des escargots (il faut dire qu'en ce moment nous sommes un peu monomaniaques avec notre élevage d'escargots. si si, même que nous avons plein de
bébés qui sont nés ! La preuve : là, vous pouvez les voir sortant juste de la terre où l'escargot avait pondu. C'est rigolo !
fin de la digression escargots ...)
Aujourd'hui, je voulais vous faire partager un gros coup de coeur blogguesque et poétique, le blog sketchbook d'Alexandre Kha :

(Alexandre, si tu ne veux pas que je mette de copie d'écran, dis-le moi, je l'enlèverai)
J'aime beaucoup sa façon de dessiner, c'est drôle, tout en finesse, léger, poétique, tendre ou féroce, grave ou onirique ... Bref, j'adore ! C'est un univers très particulier
et attachant à découvrir, vraiment.
Et puis, si vous revenez dans quelques temps, vous verrez que la série que vous avez savourée a disparu ... mais est remplacée par une autre tout aussi savoureuse ! Allez, cliquez :
ici et vous m'en direz des nouvelles (j'espère !).
Voici l'exercice 30 proposé par écriture ludique :
Vous connaissez le principe de ce genre d'exercice... aucune consigne ne sera donnée en plus qui pourrait détourner cette image de ce qu'elle est, et surtout, ce qu'elle vous inspire (ou non)
spontanément... faites en un récit (ou plus), qu'il soit fiction ou biographique, quel que soit le genre littéraire, ou le thème du récit, et faites-le partager à la communauté :-)

Tout s'est enfui
Temps suspendu
Temps figé
Plus rien ne bouge
Plus un bruit
Plus rien n'est rouge
Tout s'est enfui
Blanc silence
Noire immobilité
Tout est futilité
Il pense
Si mal si peu si loin
Tout s'est enfui
Plus un bruit
Il erre
Méandres d'une vie
Il perd ...
Tout s'est enfui
Sans un bruit
Bon, on ne rigole pas, c'est moi qui l'ai fait hier avec mes petites mimines parce que mes enfants m'ont tannée pour faire de l'argile et que du coup j'ai essayé... Et comme ça collait bien avec
le poème, du coup, vous y avez droit !!!


Voici donc un autre Yoko Ogawa que
je viens de finir. Il s'agit de l'histoire d'une jeune femme qui vient faire le ménage et aider un professeur de mathématique, affaibli et prématurément vieilli par un accident de voiture
survenu il y a dix-sept ans. C'était alors un universitaire brillant mais sa carrière a été brutalement interrompue car depuis l'accident, sa mémoire n'a plus qu'une autonomie de
quatre-vingt minutes, ce qui signifie concrètement que chaque matin, le professeur redécouvre son aide-ménagère comme si c'était la première fois. Il ne se sépare donc jamais de sa veste où sont
épinglées quantité de notes plus ou moins jaunies qui lui servent de mémoire. Mais, alors qu'il s'était réfugié avec les chiffres, ses amis de toujours, voilà que des liens très forts vont se
créer entre le vieil homme et Root, le jeune garçon d'une dizaine d'années de son aide-ménagère autour des mathématiques et du base-ball (si si, ils sont apparemment très fans de ce sport au
Japon). Par une écriture très simple, subtile et délicate, Yoko Ogawa nous livre à la fois cette relation d'amitié inter-générationnelle et la fragilité émouvante de cet homme. Certes, les
formules mathématiques qui jalonnent le livre peuvent surprendre ou laisser perplexe mais ce sacré professeur parvient à nous en faire ressentir l'étrange poésie.
Même si ce livre m'a un peu moins transportée que Parfum de glace du même auteur pour lequel j'avais déjà fait un article,
j'ai été très sensible à cette histoire et à cetta atmosphère.
Un extrait :
" Root dressait la tête à hauteur du bureau un peu trop haut pour lui et serrait son crayon tout mordillé au bout. Le professeur avait les jambes croisées, détendu, et
regardait le bout de ses doigts en passant de temps à autre la main sur sa barbe naissante. Il n'était déjà plus un vieil homme fragile, ni un savant abîmé dans ses réflexions, mais le protecteur
légitime d'un petit être. Leurs profils se rapprochaient, se superposaient, formaient une seule ligne continue. J'entendais, mêlés au bruit de la pluie, le frottement du crayon sur le papier ou
le claquement du dentier du professeur.
- Est-ce que je peux écrire la formule? A l'école, le maître se fâche si on ne le fait pas tout le temps.
- C'est un drôle de maître pour se fâcher alors qu'on fait tellement attention à ne pas se tromper, hein ?
- Hmm, bah ... 110 multiplié par 2 égale 220. On le soustrait de 380 ... ça fait 160 ... Alors 160 divisé par 2 ... 80. J'ai trouvé ! 1 mouchoir coûte 80 yens !
- C'est bien, c'est la bonne réponse.
Le professeur a caressé la tête de Root qui se laissa ébouriffer les cheveux en levant plusieurs fois les yeux vers lui, comme s'il ne voulait pas manquer son visage réjoui."

promenade hier à Montelimar ...
Quelques photos d'un carnaval très convivial et participatif sur le thème cette année des utopies .

Et pour finir cette petite abeille malicieuse ...
Voici une autre peinture de mon petit bonhomme.
Voici quelques photos prises en promenade dimanche tout près de chez nous. Il faisait tellement doux ! C'était un plaisir de voir le grand sur son vélo, P'tite Puce courir partout
et mon petit Gus partir à la recherche de trésors et autres morceaux de bois !

Les castors travaillent bien chez nous !!!