Lundi 22 février 2010
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Ces chroniques de l'étrange se présentent sous la forme d'un coffret en deux volumes contenant en tout environ cinq cents récits écrits par l'auteur chinois Pu Songling au
XVIIème siècle. Cete oeuvre extraordinaire m'a fait penser aux contes des mille et une nuits ou encore aux fables de la Fontaine puisque certains textes se terminent par une sorte de "morale".
Ces récits se succèdent sans ordre logique, ni chronologique ni même thématique. Ils sont courts : de quelques lignes à quelques pages. Bon, je n'ai pas encore tout lu mais j'ai fini le premier
rouleau, soit quarante deux histoires très prenantes. On y croise fantômes, démons, hommes revenus du monde des morts, moines ou sages ermites, minuscules petits êtres et nombreuses familles de
renards (personnages surnaturels, tantôt bons, tantôt maléfiques pouvant se transformer en renards) ... C'est une immersion dans le monde fascinant de la Chine et de son imaginaire qui nous est
totalement inconnu (en tout cas moi).
Plusieurs de ses récits ont fait l'objet de nombreux films ou de bandes dessinées (que je ne connais pas donc je ne peux pas vous en dire beaucoup plus !).
Par exempl

e voici une bande dessinée de Nie
Chongrui inspirée du conte 41 : le fils du marchand.

Et voici l'affiche de painted skin réalisé
par le cinéaste hongkongais Gordon Chan en 2008 issu de l'histoire 40 : peau maquillée.
Je vous livre un extrait de "peau maquillée" :
"Intrigué par les paroles du prêtre, Wang ne pouvait écarter quelque doute, mais à la réflexion, il lui sembla par trop
invraisemblable qu'une beauté si éclatante pût être d'origine démoniaque. (...) Il avança à pas feutrés jusqu'à la fenêtre et regarda vers l'intérieur. Que vit-il ? Une horrible démone dont la
face bleu-vert découvrait des crocs en dents de scie. Elle avait étalé sur le lit une peau humaine qu'lle s'affairait à peindre de belles couleurs, pinceau à la main. Dès qu'elle eut terminé,
elle jeta le pinceau, souleva la peau, la secoua comme on le fait avant de se vêtir, et s'en enveloppa : elle était transformée en ravissante jeune fille."
Chacune des histoires (ou presque) est magnifiquement illustrée par une lithographie du XIX ème siècle.
Pour un résumé des histoires du premier rouleau, c'est
là.
Publié dans : des livres ...
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Par Antigone
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Dimanche 21 février 2010
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Petite promenade cette après-midi sur les bords de notre rivière, la Galaure.

Galet emprisonné dans le bois.

Traces légères

couleurs - rondeurs - Petit Poucet rêveur j'égrenais
Publié dans : des photos ...
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Par Antigone
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Jeudi 11 février 2010
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Voici la chanson que nous avons apprise en classe !

Et oui, chez nous comme presque partout en France, il a neigé ! Et c'est magnifique! Tout est blanc ! Les arbres, les champs ... et les routes malheureusement aussi, ce qui m'a valu une rencontre
imprévue avec un camion ... direction le fossé ! (sans gravité heureusement mais grosse frayeur ! Surtout qu'il y avait les enfants à l'arrière).
Jetez donc un oeil à
cette page où je devais avoir recours aux peintres et aux poètes pour me croire en hiver !

Alors pas d'imprudence, et allez vous balader à pied si vous pouvez pour vous en mettre plein les yeux !
Publié dans : des photos ...
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Par Antigone
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Lundi 8 février 2010
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Publié dans : Gus, mon petit artiste
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Par Antigone
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Samedi 6 février 2010
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18:50
Calder, pour moi c'était avant tout les mobiles légers et aériens jaunes, rouges ou noirs.

Ca ressemble un peu à du Mondrian, mais du Mondrian qui bouge, plus ludique.

Mais petit à petit, j'ai découvert d'autres univers !
Et oui, parallèlement aux mobiles, Calder réalisait aussi de gigantesques et imposants "stabiles",souvent rouges ou noirs, bien ancrés dans le sol et pourtant si légers eux aussi, bondissant,
cherchant à s'envoler !

Mon petit Gus, jetant un oeil sur l'écran, s'exclame : "Oh oui, parle du cirque de Calder !". Bon, ok Gus. Le voici :
(J'ai mis une video dans mon blog ! Grande première !!!)
Je laisse expliquer Gus : " Sa femme jouait la musique du cirque. Calder tirait sur les fils pour que les personnages avancent. Les bonshommes sont faits en fil de fer. "
Voilà comment Prévert en parlait :
Mobile en haut stabile en bas
telle est la Tour Eiffel
Calder est comme elle
Oiseleur du fer, horloger du vent, dresseur de fauves noirs
Ingénieur hilare
Architecte inquiétant
Sculpteur du temps
Tel est Calder
Jacques Prévert.
Outre son cirque, Calder aimait fabriquer des petits jouets en fil de fer, bois, bouchon ou autres.

Pour finir, il faisait des sculptures extraordinaires en fil de fer. J'adore celui-ci, décidément la légerté est le point commun à mon avis à toutes les oeuvres de
Calder !
L'aquarium
Kiki de Montparnasse II
Publié dans : de l'art ...
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Par Antigone
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Mardi 2 février 2010
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19:29
Publié dans : de l'art ...
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Par Antigone
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Mardi 2 février 2010
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Gus ne jure que par Cézanne (à 7 ans, quelle drôle d'idée, allez savoir pourquoi !) et depuis il dessine des coupes de fruits ! C'est donc un "hommage" n'est-ce pas
(!) à ce grand peintre que je vous livre ici !
Publié dans : Gus, mon petit artiste
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Par Antigone
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Dimanche 31 janvier 2010
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11:39
Gus, qui a maintenant 7 ans, avait écrit cette année en tout premier dans sa lettre au Père-Noël : je voudrais une toile et un chevalet ! Et il
l'attendait impatiemment ! Voici donc sa peinture :
Publié dans : Gus, mon petit artiste
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Par Antigone
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Mercredi 27 janvier 2010
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19:12
Le titre de ce livre chinois est surprenant et peut en rebuter certains (et en attirer
d’autres mais ceux-là risquent d’être déçus ! ) ! Ce livre n’est donc pas un roman érotique mais la longue saga de la famille Shangguan en Chine pendant une bonne partie du XXème siècle. Le héros
est Jintong, Enfant d’Or, que l’on suit tout au long de sa vie et ce dès le jour de sa naissance, jour très attendu par tous puisqu’il arrive après huit sœurs (dont les traductions des prénoms
sont : « Fais venir le petit frère », « appelle le petit frère », « amène le petit frère », « pense au petit frère » etc. ) Mais ce n’est pas tant l’histoire de Jintong le cœur du récit, que le
destin de sa mère Shangguan Lushi ou encore ceux de ses huit extraordinaires sœurs (dont une « immortelle oiseau »!) qui ont eu des maris ou amants exceptionnels.
Le livre est vraiment fort, il m’a fait penser à un Garcia Marquez tant les personnages sont hauts en couleurs et l’histoire mouvementée ! Ce qui m’a le plus impressionnée, c’est cette plongée au
cœur d’une Chine que je connais mal, et de me trouver bringuebalé comme les personnages entre l’invasion des japonais et la résistance qui s’organise, les guerres, les famines, la révolution
culturelle de Mao, l’époque capitaliste moderne. On se sent paumé, un peu comme eux qui sont dépassés par les événements alors que d’autres prennent résolument parti dans un camp ou un autre, le
tout dans une violence parfois insoutenable mêlée à un humour corrosif.
L’écriture est assez étonnante car Jintong est la plupart du temps le narrateur mais d’une ligne à l’autre le texte passe de la première à la troisième personne.
Bon, et pourquoi ce titre alors ? Parce que notre cher Jintong fait depuis toujours une fixation sur les seins, d’abord de sa mère, puis de ses sœurs puis de toute la gent féminine à tel point
qu’il est allaité jusqu’à un âge très avancé et ne peut avaler aucun aliment solide !
Un extrait :
"Tirant à sa suite sa brochette de petites soeurs, Shangguan Laidi avait à peine parcouru quelques dizaines de pas qu'elle entendit en l'air des sifflements
aigus. Elle levait la tête pour repérer quel oiseau pouvait émettre des cris aussi étranges quand, derrière elle, un bruit gigantesque retentitdans les eaux de la rivière, ébranlant ciel et
terre. Ses oreilles bourdonnaient, tout se troubla sous son crâne. Un poisson-chat à grosse tête atterrit devant elle, complètement déchiqueté. (...) Sur la tête de Niandi pendait une masse
gluante, telle une boule d'algues que des vaches ou des chevaux auraient ruminée puis recrachée ; sur les joues de Xiangdi étaint collées sept ou huit écailles de poissons argentées toutes
fraîches. Au milieu de la rivière, à une dizaine de pas d'elles, l'eau tournoyait en une écume noire, formant un vaste tourbillon et projetée en l'air par les vagues, retombait à grand
bruit."
Publié dans : des livres ...
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Par Antigone
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Mardi 26 janvier 2010
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21:47
Les mots vagabonds tournent autour de ma tête
Se posent un instant, légers petits squelettes ...
Repartent aussitôt insaisissables et fous
Tourbillonner encore hurlant comme des loups !
Ils se moquent ...
Je me bloque...
Mon esprit vide
Esprit livide
Pourtant si proches alors
J'effleure d'un doigt l'or
De leur sombre lumière
M'enveloppant naguère ...
Ne reste qu'une poussière
Retournant légère en l'air
Elle vient, s'approche caressante, ensorcelante
Et s'endort apaisée sur ma bouche qui chante.
détail de la frise Beethoven de Gustav Klimt
Publié dans : bulles
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Par Antigone
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