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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 20:04
http://www.mollat.com/cache/Couvertures/9782877307819.jpgCes chroniques de l'étrange se présentent sous la forme d'un coffret en deux volumes contenant en tout environ cinq cents récits écrits par l'auteur chinois Pu Songling au XVIIème siècle. Cete oeuvre extraordinaire m'a fait penser aux contes des mille et une nuits ou encore aux fables de la Fontaine puisque certains textes se terminent par une sorte de "morale". Ces récits se succèdent sans ordre logique, ni chronologique ni même thématique. Ils sont courts : de quelques lignes à quelques pages. Bon, je n'ai pas encore tout lu mais j'ai fini le premier rouleau, soit quarante deux histoires très prenantes. On y croise fantômes, démons, hommes revenus du monde des morts, moines ou sages ermites, minuscules petits êtres et nombreuses familles de renards (personnages surnaturels, tantôt bons, tantôt maléfiques pouvant se transformer en renards) ... C'est une immersion dans le monde fascinant de la Chine et de son imaginaire qui nous est totalement inconnu (en tout cas  moi).






Plusieurs de ses récits ont fait l'objet de nombreux films ou de bandes dessinées (que je ne connais pas donc je ne peux pas vous en dire beaucoup plus !).



Par exemplhttp://images.imagehotel.net/7db9a862b0.jpge voici une bande dessinée de Nie Chongrui inspirée du conte 41 : le fils du marchand.




















http://s.tf1.fr/mmdia/i/10/1/3662101cjxxw.jpgEt voici l'affiche de painted skin réalisé par le cinéaste hongkongais Gordon Chan en 2008 issu de l'histoire 40 : peau maquillée.



















Je vous livre un extrait de "peau maquillée" :

numerisation0004.jpg"Intrigué par les paroles du prêtre, Wang ne pouvait écarter quelque doute, mais à la réflexion, il lui sembla par trop invraisemblable qu'une beauté si éclatante pût être d'origine démoniaque. (...) Il avança à pas feutrés jusqu'à la fenêtre et regarda vers l'intérieur. Que vit-il ? Une horrible démone dont la face bleu-vert découvrait des crocs en dents de scie. Elle avait étalé sur le lit une peau humaine qu'lle s'affairait à peindre de belles couleurs, pinceau à la main. Dès qu'elle eut terminé, elle jeta le pinceau, souleva la peau, la secoua comme on le fait avant de se vêtir, et s'en enveloppa : elle était transformée en ravissante jeune fille."





Chacune des histoires (ou presque) est magnifiquement illustrée par une lithographie du XIX ème siècle.










Pour un résumé des histoires du premier rouleau, c'est .
Publié dans : des livres ... - Par Antigone
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