Mon cher mari m’a un soir « proposé » un film qui ne me tentait pas, mais alors pas du tout. « Point limite » , film américain de Stephen Frears avec Georges Clooney. Je me renfrognais déjà dans mon canapé : des militaires, la guerre froide, des avions, des bombes, des hommes politiques, beark ! Tout ce qui ne me passionne pas du tout dans un film. Mais il me disait : « Attends, tu vas voir, ça va te plaire. » Mouais, c’est ça. Moi, je continuais à maugréer qu’il y avait sûrement un autre film plus sympa.
Et puis je me suis surprise à arrêter de râler, à écouter, à voir les actes s’enchaîner comme dans une tragédie grecque implacable. L’histoire en deux mots : suite à une erreur informatique, les Etats-Unis envoient des avions bombarder Moscou. Classique me direz-vous (ben oui, j’ai dit la même chose …). Mais on est littéralement glacé par l’enchaînement inéluctable des événements, on assiste médusé à l’impuissance de tous les personnages qui voient se dérouler ce scénario incroyable. Le film a été tourné en temps réel, et ça se sent. On s’attend à ce que d’un moment à l’autre le cauchemar se termine mais l’histoire continue , jusqu’à la fin inexorable, la destruction d’une partie du monde … J’en suis restée sonnée …